ICCV  fait de l’accompagnement socio-économique de la femme un de ses chevaux de bataille. Au Burkina Faso, 52 % des femmes vivent au dessous du seuil de pauvreté et seule 21 % d’entre elles sont alphabétisées (selon les enquêtes annuelles sur les conditions de vie des ménages ;EA – QUIBB, 2005 et 2007). Dans le quartier Cissin, où intervient ICCV, de nombreuses femmes sont veuves et délaissées.En effet, la femme a de nombreux devoirs familiaux, peu de droits sociaux. Sa reconnaissance comme citoyenne est donc très limitée.
Sur le plan socio-économique elle est vulnérable car non scolarisée, non alphabétisée, ou non formée à la mobilisation de ressources ou à la gestion des affaires. Elle n’a pas le droit à la parole ou à la terre et à cela s’ajoutent les habitudes culturelles telles que l’excision, le mariage forcé, le pillage des biens par la famille au décès du mari, le non-droit à la succession…

Pour autant, la femme a un rôle centrale au sein des familles puisque c’est elle qui gère toute l’intendance, nourrit les enfants et les autres personnes qu’elle a à charge, trouve des compléments de revenu pour subvenir aux besoins de 1ère nécessité (tels que les frais de santé ou de scolarité).

« La femme, moteur du changement »

Ayant pour objectif de développer l’autonomisation socio-économique locale des femmes, la Maison de la Femme est un cadre de rencontre, d’échange, d’expression et de réalisation ouvert à toutes et sans discrimination.

Le principe fondamental repose sur l’implication des femmes à son fonctionnement :

La programmation d’activités, la réalisation d’actions, la participation aux structures de consultation et de décision.

Pour atteindre un niveau d’autonomisation, les femmes du quartier ont mis en place des structures d’autonomisation financières et des formations professionnalisantes afin de développer des activités génératrices de revenus. 

ICCV soutient ces femmes dans leurs projets d’où la création de la « Maison de la Femme » dont la vocation est multiple :  

• Sensibilisation sur les droits de la femme et les droits humains;

• Autonomisation économique et épanouissement des femmes par des activités génératrices de revenus, via une approche de micro-crédits et de formations dans la gestion de leurs activités;

• Mise en place et gestion d’une boutique de produits alimentaires transformés et stockés sur place : « le Champ de la Ville »;

Ces actions permettent aux femmes d’avoir une autonomie financière et de subvenir non seulement à ses besoins et à ceux de leurs familles. Une femme éduquée est un potentiel et une ressource pour son environnement.

Le Champ de la Ville est une boutique alimentaire à prix social, et est une véritable interface entre producteurs et consommateurs.  Les femmes de la Maison de la Femme transforment les produits des producteurs locaux pour ensuite les vendre à la population. Le Champ de la Ville propose le meilleur des récoltes de nos producteurs partenaires, pratiquant une agriculture durable : farine de maïs et de mil, soumbala, haricots, pâte d’arachide, mais aussi jus et plats locaux. L’objectif est de mettre en contact directement consommateurs de la ville et producteurs, en supprimant les intermédiaires, permettant ainsi une vente à prix social, pour que l’ensemble de la communauté de Cissin et au-delà puisse profiter de produits de qualité.

Formation

Objectifs :

Acquérir des compétences pour permettre de développer des activités rémunératrices.

Activités :
Trouver des organismes de formation adaptés à la demande et des financements.

Résultats :

Professionnalisation des femmes, émancipation et épanouissement des femmes. 

Micro-crédits

Objectifs : 

Développer des activités génératrices de revenus pour les femmes.

Activités :
Octroi de financements pour lancer des activités rémunératrices et accompagnement des bénéficiaires.

Résultats :
Autonomisation des femmes, confiance et bien-être personnel, amélioration des conditions de vie pour toute la famille.

Boutique de céréales

Objectifs :
Permettre aux femmes de s’approvisionner à proximité sur des produits de base et créer une activité génératrice de revenus. 

Activités :
Stocker et transformer les produits locaux, vendre les produits à prix social.

Résultats :
Accessibilité des produits alimentaires de base indépendamment des fluctuations du marché. 

ASSOCIATION ICCV NAZEMESE

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